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Produire au détail sans se ruiner : pensez industrie 4.0

Le monde change, nous quittons l’ère des grandes séries uniformes pour revenir vers un monde personnalisé, un monde « au détail ». Ce n’est pas le retour vers un artisanat d’antan, plutôt l’industrialisation du sur-mesure. Cette évolution ne doit pas effrayer les industriels, petits ou grands, car un changement qui va permettre de produire au détail s’opère en parallèle : l’industrie 4.0 se met en marche pour proposer des solutions bien dans leur temps.

 

Le constat du Client roi.

 

Fait incontestable, nous croulons sous l’offre de produits et services les plus divers. Dans chaque catégorie de produits, le client a souvent l’embarras du choix. Il s’habitue aux offres inédites de nouveaux acteurs, ou exotiques d’acteurs lointains, qui n’inspirent plus la méfiance. Les moyens modernes de communication lui donnent la possibilité de choisir partout, sans même parfois avoir à se déplacer.
 
Dans ce contexte nouveau, il devient de plus en plus exigeant, versatile, de plus en plus happé par des modes fulgurantes venues d’on ne sait où mais qui s’imposent aux dépens du marketing traditionnel. Mieux, il commence à pouvoir agir dans les cycles de production, par petites touches pour l’instant, surtout dans les services, mais le pli est pris. Le client ne rendra pas son nouveau pouvoir. Au contraire, ceux qui sauront aller dans son sens gagneront ses suffrages et ses commandes. Et attention à la réputation numérique des marques, aussi vite enfoncée que montée au pinacle : les clients disposent d’une caisse de résonance impitoyable avec les réseaux sociaux. Ceux qui s’accrocheront au vieux paradigme confortable où le client devait se contenter de ce qu’on lui proposait en seront pour leurs frais.
 

Les limites du système industriel actuel

 
Nous avions les options me direz-vous, et depuis très longtemps. Des catalogues à n’en plus finir, avec des cases à cocher dans tous les sens. D’accord, tout n’est pas compatible, il faut bien lire la notice, mais dans l’ensemble le Client y trouvait soi-disant son bonheur.
 
Des argumentaires bien servis lui faisaient croire que son produit serait unique pour lui, qu’il était unique et maître de la situation. Simples effets de manche. Les options que nous connaissions étaient préétablies et répondent imparfaitement aux nouvelles aspirations du consommateur. Les options n’étaient qu’une petite diversification finale du produit de base. Tout tournait autour du produit, il fallait pouvoir le produire en très grandes quantités, avec une qualité immuable, pour le prix le plus bas possible dans sa gamme. Pas de places pour l’improvisation dans ce modèle industriel, les options y sont tolérées mais cadrées comme tout le reste. Alors comment faire en restant compétitif ?
 

L’industrie 4.0, agile et connectée.

 
Si les nouvelles technologies changent la société et les comportements des consommateurs, elles vont aussi changer l’industrie. Ne nous y trompons pas, à partir du moment où il est possible de scanner un code-barres avec un smartphone, tout peut basculer. Les entreprises s’interconnectent entre partenaires, directement avec les clients. La chaîne de valeurs devient un continuum numérique, de la commande du client à sa livraison et aux vérifications de sa satisfaction.
 
Tous les acteurs peuvent être impliqués dans cette collaboration dirigée vers le besoin du client : approvisionnement, mise en production, logistique, suivi administratif. Ce n’est plus seulement « le besoin client », entité presque statistique, mais les besoins de chaque client, qui laisse apparaitre cette nécessité de produire au détail. Cette révolution se limite-t-elle aux relations clients et partenaires, aux seules interfaces commerciales ? Pénètre-t-elle dans les chaînes de production ?
 

L’industrie 4.0 fait sa mue interne

 
La vieille industrie n’aimait ni l’imprévu ni les initiatives, contingentées dans les bureaux d’études et les services méthodes. Dans les ateliers, les travaux étaient souvent répétitifs, parfois jusqu’à l’aliénation. Est arrivée la robotisation, soulageant les hommes des tâches monotones et pénibles. Les robots ne modifiaient pas le principe industriel, ils ne faisaient que le perfectionner et le démultiplier.
 
Mais aujourd’hui les machines deviennent intelligentes par deux mécanismes convergents : l’IOT, ou l’internet des objets, et les algorithmes concurrents, forme adaptée à l’industrie de l’intelligence artificielle. Les machines échangent entre elles, se reconfigurent automatiquement, donnent l’alerte et des quantités de mesures. L’être humain devient superviseur et reprend la main sur les tâches décisionnelles. Il n’est plus écrasé par la chaîne immuable, il surveille et accompagne d’agiles recombinaisons entre postes de travail. Cela suppose la mutation des machines.
 

La fourmilière des concepteurs 4.0

 
Des startups et des groupes plus établis innovent chaque jour pour concevoir les solutions et moyens de la révolution 4.0. Solutions logicielles aux technologies inédites, dialogues entre des outils de production intelligents et reconfigurables. Impossible de passer sous silence l’emblématique imprimante 3 D, mais c’est globalement que les consignes et plans pénètrent dans chaque machine, rendant possible de changer quasi instantanément un mode de production ou carrément de produit. L’interopérabilité des systèmes est mise au service de l’adaptabilité au besoin client : communalité des types et formats de données, des standards et des normes d’échange, intercompréhension syntaxique et sémantique par métadonnées entre systèmes distincts, tout est conçu pour ne jamais interrompre la chaîne numérique de la demande au produit livré, pour activer à tout moment chaque acteur impliqué dans l’objectif final.
 

Produire au détail aussi efficacement qu’en masse

 
Le plus merveilleux, l’efficacité industrielle est atteinte par l’interopérabilité. En clair, produire au détail ne revient pas plus cher désormais que produire en masse. Car le système optimise considérablement les stocks entrant, sortant ou transitant. Tout est en juste à temps et à la demande, puisque vendu et produit au détail. L’industrie 4.0 vous assure la qualité de service, les délais, la qualité des produits, la productivité générale, des coûts de production excellents et à chaque coup la meilleure réponse au besoin. Le rêve parfait du vendeur et du client.

Loïc Le Doussal
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